- Résumé
L’INTELLIGENCE COLLECTIVE ET L’APPRENTISSAGE
Prof. Pierre Lévy, PhD, MSRC
L’intelligence collective nous précède, nous excède et nous succède.
Elle nous précède : nous avons reçu nos langues et nos savoirs. Nos savoir-faire et nos outils nous ont été transmis. Les idéaux qui nous animent mobilisaient déjà les générations antérieures. Les paysages, les villes où nous évoluons ont été construits par d’autres. Les bibliothèques (matérielles ou virtuelles) où nous apprenons ont été rédigées par d’innombrables auteurs qui s’entrelisaient. Le propre de l’apprentissage est de s’abreuver à la mémoire collective et, à l’heure où les sources numériques sont abondantes, le rôle des enseignants est plus que jamais de donner soif.
L’intelligence collective nous excède car chacun de nous ne dispose directement que d’une toute petite partie des savoirs, des compétences et des vertus (savoir-être) qui font vivre le monde contemporain. D’où la nécessité de la collaboration et de l’ouverture à l’autre qui doivent être pratiquées et valorisées dès la phase d’apprentissage scolaire. De plus, l’apprentissage est une entreprise essentiellement sociale. Cela non seulement parce que la camaraderie de l’effort en commun soutient l’entraide et l’enthousiasme, mais aussi parce que chacun possède une expérience, une compréhension, un point de vue original qui peut illuminer les autres et éclairer leurs angles morts. Le dialogue pédagogique doit être non seulement vertical (maître / élève) mais aussi horizontal (entre élèves… et entre enseignants!). On peut concevoir le rôle de l’enseignant comme un animateur de l’intelligence collective de ses étudiants. Je donnerai un exemple personnel de pratique pédagogique utilisant les médias sociaux pour un apprentissage en intelligence collective.
L’intelligence collective nous succède : après avoir (presque) tout reçu, à notre tour de transmettre ce que nos parcours scolaire, professionnel et existentiel nous ont appris, en adaptant nos acquis aux besoins variés et aux nouvelles circonstances de nos interlocuteurs et de nos collaborateurs. D’ailleurs, on n’apprend jamais aussi bien une matière que lorsqu’on doit l’enseigner. S’adresser à l’autre ou déposer un élément d’expertise dans une mémoire collective nous oblige à clarifier des concepts implicites, à systématiser un savoir empirique, à décontextualiser le contenu d’une expérience. Ce faisant, nous permettrons à la connaissance de circuler et à nos destinataires connus ou inconnus de se l’approprier plus facilement. Encore une autre façon de participer à l’intelligence collective.
- Animation
Participez à l’activité de co‑construction, tout au long du colloque, dédié à l’exploration de l’intelligence collective et à l’exploitation de l’IA générative en enseignement! Ensemble, avec des experts, nous mettrons en commun nos idées, nos expériences et nos réflexions pour imaginer des approches innovantes qui enrichissent l’enseignement et l’apprentissage. Dans un esprit collaboratif et dynamique, où la force du groupe devient un moteur de créativité et de transformation pédagogique, nous pourrons bâtir des solutions concrètes et inspirantes.
- Animateur et animatrices
Henri Boudreault
Professeur associé, Département d’éducation et de formation spécialisées, Faculté des sciences de l’éducation, UQÀM, chercheur en didactique de la formation professionnelle, président, Conseil pédagogique interdisciplinaire du Québec (CPIQ).
Chantale Beaucher
Professeure titulaire, Département de pédagogie, Université de Sherbrooke, Directrice de l’Observatoire de la FP du Québec
Michelle Rhéaume
Enseignante à l’école Vanguard et collaboratrice en recherche, rédaction et coordonnatrice artistique de Riopelle : mode d’emploi (titre provisoire).
- Panélistes
Il a consacré sa vie professionnelle à la compréhension des implications culturelles et cognitives des technologies numériques, à la promotion de leurs meilleures utilisations sociales et à l’étude du phénomène de l’intelligence collective humaine.
Pierre Lévy
Chercheur associé à l’Université de Montréal dans le domaine des humanités numériques
Après avoir été professeur dans plusieurs universités en France et au Canada, Pierre Lévy est maintenant chercheur associé à l’Université de Montréal dans le domaine des humanités numériques. Il a consacré sa vie professionnelle à la compréhension des implications culturelles et cognitives des technologies numériques, à la promotion de leurs meilleures utilisations sociales et à l’étude du phénomène de l’intelligence collective humaine. Il a publié une douzaine d’ouvrages sur ces sujets, qui ont été traduits dans plus de 12 langues et sont étudiés dans de nombreuses universités à travers le monde. Il a inventé le méta- langage de l’économie de l’information (IEML), un outil de modélisation des données qui possède la même puissance expressive que le langage naturel et la régularité d’une algèbre. Pierre Lévy détient un doctorat en sociologie et un doctorat en sciences de l’information. Il est membre de la Société Royale du Canada et a reçu plusieurs prix et distinctions universitaires.
Alexandra Vallières
Vice-présidente de la Fédération du personnel professionnel de l’éducation du Québec (FPPE-CSQ), affiliée à la Centrale des syndicats du Québec, Alexandra Vallières exerce la profession d’orthophoniste en milieu scolaire depuis plus de vingt ans.
Titulaire d’un baccalauréat en psychologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières et d’une maîtrise en orthophonie de l’Université Laval (2002-2004), Mme Vallières se spécialise dans les troubles d’apprentissage du langage écrit.
Son implication syndicale, amorcée il y a plus de quinze ans, témoigne d’un engagement profond envers la défense des droits et la valorisation du personnel professionnel de l’éducation. De 2019 à 2025, elle a occupé le poste de présidente du Syndicat du personnel professionnel de l’Éducation du Cœur et du Centre-du-Québec (SPPECCQ-CSQ), où elle a piloté de nombreux dossiers visant à assurer une représentation soutenue des corps d’emplois professionnels dans le réseau scolaire et à améliorer leurs conditions de travail.
Depuis juin 2025, elle assure la vice-présidence de la FPPE-CSQ, où elle est responsable des dossiers de l’action professionnelle. Son parcours est marqué par une volonté constante de promouvoir la qualité des services offerts aux élèves dans le réseau scolaire public ainsi que la contribution et la reconnaissance du personnel professionnel de l’éducation du Québec.
Didier Paquelin
Professeur titulaire de la Chaire de Leadership en pédagogie de l’enseignement supérieur de l’Université Laval (Québec)
Didier Paquelin, professeur titulaire de la Chaire de Leadership en pédagogie de l’enseignement supérieur de l’Université Laval (Québec) conduit depuis plus d’une trentaine d’années des études et des recherches sur la transformation des pratiques d’enseignement et d’apprentissage en contexte numérique. Une trajectoire qui s’intéresse tout particulièrement aux personnes étudiantes et enseignantes, à leurs multiples diversités.
Ses travaux portent sur l’analyse de la complexité des processus d’appropriation des outils, dont l’IA générative, et des dispositifs numériques pour la formation et l’apprentissage, dans les contextes formels et non formels, en présence et à distance. Son intérêt scientifique se porte également sur la dimension spatiale de l’expérience d’enseignement et d’apprentissage, se concrétisant par plusieurs études et publications sur le sujet. Dans une dynamique collaborative il assure la présidence de la section Amériques de l’Association internationale de Pédagogie Universitaire.
Kathleen Couillard
Journaliste scientifique, spécialiste en vérification des faits, attitrée à la rubrique Le Détecteur de rumeurs de l’Agence Science-Presse
Microbiologiste de formation, Kathleen Couillard est journaliste scientifique depuis plus de 15 ans. Depuis 5 ans, elle s’est aussi spécialisée en vérification des faits et est attitrée à la rubrique Le Détecteur de rumeurs de l’Agence Science-Presse, laquelle intègre également un important volet d’éducation aux médias et à l’information. Dans le cadre de ses articles, elle a déboulonné différents mythes sur l’intelligence artificielle. Elle a d’ailleurs développé plus tôt cette année une formation en ligne sur le sujet à l’intention des enseignants du secondaire.
Me Nicolas Vermeys
Directeur, du Centre de recherche en droit public
Directeur adjoint, Laboratoire de Cyberjustice,
Professeur, Faculté de droit, Université de Montréal
Me Vermeys est membre du Barreau du Québec et possède également une certification en sécurité informationnelle (CISSP) décernée par (ISC)2. Il est l’auteur de nombreuses publications portant principalement sur les incidences des technologies de l’information sur le droit. Me Vermeys s’intéresse particulièrement aux questions juridiques liées à l’intelligence artificielle, à la sécurité de l’information, aux développements en matière de cyberjustice et, plus généralement, aux incidences des innovations technologiques sur le droit, thèmes sur lesquels il est régulièrement invité à intervenir auprès des médias et dans le cadre de conférences prononcées pour les juges, avocats, regroupements professionnels et organismes gouvernementaux au Canada et à l’étranger.
Mario Asselin
Député de Vanier-Les Rivières (Coalition avenir Québec) et adjoint parlementaire de la ministre de l’Enseignement supérieur
Fort d’une carrière de plus de trois décennies en gestion, communication, éducation et stratégie organisationnelle, Mario Asselin a occupé des postes clés dans des environnements variés, allant des institutions éducatives aux organisations publiques et privées, en passant par les médias et le conseil stratégique.
Il a d’abord bâti sa réputation dans le milieu scolaire, où il a exercé pendant près de 20 ans des fonctions de direction au Collège du Mont-Sainte-Anne, au Collège Rivier ainsi qu’à l’Institut Saint-Joseph. Par la suite, il a élargi son expertise vers la gestion d’entreprise, devenant associé et directeur général d’Opossum (division d’iXmédia), puis chargé de cours à l’Université de Montréal en communication organisationnelle.
Son parcours l’a ensuite mené au monde du conseil et du politique : conseiller stratégique chez Groupe Loran, puis conseiller senior à l’aile parlementaire de la CAQ, avant de se présenter comme candidat lors de deux élections provinciales. En parallèle, il s’est distingué comme chroniqueur, blogueur et analyste au sein de grands médias, notamment Le Journal de Québec, Le Journal de Montréal, ainsi que sur BLVD 102,1 à Québec.
Entrepreneur dans l’âme, il a fondé et dirigé Mario tout de go Inc., tout en occupant des fonctions numériques telles que gestionnaire de communauté et CIO pour Magic Door.
Très engagé dans sa communauté, il siège ou a siégé à plusieurs conseils d’administration, dont Idée Éducation Entrepreneuriale, l’Institut des troubles d’apprentissage et l’Institut de gouvernance numérique, en plus d’être responsable du groupe local « Canada » du Projet FuturEduc.